Thème
Atteindre le dialogue et le développement à travers la diversité culturelle

La diversité culturelle est un sujet qui nous concerne tous et toutes, que ce soit au niveau de la conférence annuelle de GIMUN, dans nos établissements universitaires ou encore au sein même de nos pays. En effet, la diversité culturelle, si elle prend, en pratique, des orientations très différentes selon les régions, est l’expression d’une réalité commune à toute société. Cela en fait un principe puissant sur lequel baser la cohésion universelle, comme l’ont remarqué les Nations Unies, et plus particulièrement l’UNESCO, en 2001, peu après les événements tragiques de septembre de cette même année. La déclaration rédigée en Novembre 2001 vise à sensibiliser la population mondiale vis-à-vis des différences et incompréhensions qui peuvent survenir lorsqu’un dialogue interculturel n’est pas suffisamment établi.
Telle que l’ont analysée les états membres de l’UNESCO, la paix n’est en effet possible que tant que le dialogue interculturel est maintenu et les possibles conflits ne peuvent être résolu qu’en comprenant et réalisant ce principe clé de la dynamique mondiale. La diversité culturelle est un aspect souvent négligé par les états, et l’uniformisation de notre société tend à reléguer au second plan des habitudes et attitudes pourtant intrinsèques de chaque société, alors que paradoxalement elles devraient être facilitée par les nouvelles technologies de communication. La déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle cherche à éveiller la conscience globale sur l’importance de ce phénomène et souhaite que sa mise en œuvre jouisse d’une reconnaissance similaire à la déclaration universelle des droits de l’homme, sur laquelle reposent d’ailleurs un grand nombre de ses clauses. La difficulté principale que pose la diversité culturelle réside ainsi dans le dialogue et le développement interculturel, dans lesquels l’expression « comprendre l’incompréhension » est un défi important à réaliser.
Cette thématique a été choisie comme point focal de la conférence annuelle de GIMUN cette année car il nous semble plus que jamais nécessaire de rappeler ce principe devant lequel non seulement les Nations Unies mais également tous les états devraient se plier. La valeur du dialogue dans ce domaine est cruciale car il est le vecteur de l’intercompréhension et par ce biais de solutions pacifiques. C’est la prise au sérieux de cette réalité commune qui sera déterminante pour atteindre un développement non seulement technologique, mais avant tout humain de nos pluralités. La diversité culturelle est un sujet qui touche tous les secteurs des Nations Unies, et est donc une variable à prendre en compte dans tout processus décisionnel. Nous espérons ainsi que les délégués sauront mettre en œuvre ces principes dans les débats de la conférence annuelle de GIMUN 2012, mais également qu’ils puissent les appliquer dans leurs communautés respectives.
