Thème
La science pour la paix et le développement
Le thème de la Conférence Annuelle de GIMUN 2013 cherche à mettre en avant les qualités diverses des nombreux participants à cet événement. Si ce thème peut paraître à première vue quelque peu froid et anonyme, c’est bien la preuve que le travail que nous faisons au quotidien n’est pas reconnu à sa juste valeur dans le monde des relations internationales, pour lequel il est nécessaire.
L’UNESCO a inauguré en 2001 la première journée de la science pour la paix et le développement. Ces deux aspects fondamentaux du travail onusien sont en effet fortement liés aux avancées de la recherche dans les domaines les plus variés, et le but d’une célébration annuelle est de faire prendre conscience au public de la nécessité de la science dans l’amélioration de leur quotidien. Il est crucial que la communauté mondiale prenne conscience d’une part de l’importance de ce travail de l’ombre et d’autre part de toutes les facettes que la science peut comprendre. Cela est vrai pour le travail de terrain, mais également à notre échelle, celle de la Conférence Annuelle.
La Conférence Annuelle de GIMUN est un événement lors duquel de multiples acteurs entrent en jeu et doivent mettre à profit leurs facultés afin d’assurer communication et transparence dans les négociations. Les participants, apprentis diplomates, étudiants, sont tous pourvus d’un solide bagage académique. La simulation de GIMUN est en soi pour eux un laboratoire d’essai, afin de mettre à contribution, pour la première fois, les connaissances acquises durant de longues heures passées sur les bancs d’études. Si l’expérience est positive, si les données empiriques sont concluantes, il sera temps d’approcher la réalité. Mais la science l’est aussi du point du vue technologique, bien sûr, et pas uniquement social. Pensons au système d’interprétation, qui nous paraît si commun aujourd’hui. On oublie qu’il s’agit d’un procédé qui n’a qu’une cinquantaine d’années, et qui a rendu possible, à des années d’internet, l’échange d’informations simultanées. Notons également les logiciels de traduction, les ordinateurs portables, les photocopieuses, bref, autant d’éléments sans lesquels une conférence ne serait pas possible aujourd’hui. Et sans conférence, c’est une plateforme d’échange qui s’effondre, et avec elle, la communication nécessaire au compromis et au consensus.
La science pour la paix et le développement, c’est ainsi un juste retour pour toutes les personnes qui contribuent au succès de la Conférence Annuelle, une action de sensibilisation envers nos compétences, qui ne demandent qu’à être utilisées à bon escient.
