GIMUN : Un pied dans l’activité onusienne
À toi étudiant intrigué par les luttes nord-africaines, à toi jeune interpellé par le sort des peuples de la corne de l’Afrique, à toi critique aguerri, étonné par ces crises qui subsistent, à toi qui te dis que ton rôle est trop réduit comparé à tes capacités d’action, ne sois pas découragé : certains organismes te proposent de t’investir, au présent, dans des problèmes qui te touchent. GIMUN organise des conférences comme le UN Day, dans ce but.
Bonjour acteurs du monde,
Vous le savez, ces derniers temps sont mouvementés : des tyrans sombrent, des démocraties balbutient leurs premières élections libres au nord de l’Afrique. On s’indigne aux quatre coins de l’Europe et, dans ce brouhaha journalistique, on entend, sporadiquement, parler d’une famine qui sévirait aux alentours de la Somalie ainsi que d’un problème récurrent dans le proche Moyen-Orient. Du coup, irrémédiablement, un peu partout, on s’interroge sur l’état du monde. Dans nos têtes se construisent puis se décomposent des idées idéales qui pourraient changer les choses. Solutions sensées mais éphémères pour tenter de sauver la Terre…
Certains, peut-être, s’impliquent dans des associations d’étudiants, des partis politiques ou des organisations diverses, tentant ici et là de panser un petit bout du monde. Mais nos certitudes de pouvoir, de savoir mieux faire se confrontent à une dure réalité politico-administrative. Car, même si nous sommes impliqués, nos paroles et nos actes ne font pas long feu face aux ancrages institutionnels. Comment faire alors pour influencer, un peu, ces élites si loin de notre petite sphère utopique ?
Et bien, ce n’est peut-être pas grand-chose, mais GIMUN détient quelques possibilités de se faire entendre, d’agir, de revendiquer et d’influencer. C’est dans cette optique que se sont rassemblés, vendredi 21 octobre à l’ONU, quelques étudiants de l’université de Genève, représentants d’ONG et collaborateurs de l’ONU.
En effet, plus d’une centaine de jeunes, tous concernés par l’usage de la planète et convaincus de pouvoir donner de la voix, d’être l’énergie externe qui alimente les instances politiques se sont réunis pour participer au UN Day organisé par GIMUN.
« Les jeunes ne sont pas seulement acteurs du futur, ils sont avant tout acteurs du présent. » H.E. Mr. Kassym-Jomart Tokayev.
Quatre tables rondes étaient proposées pour débattre de problèmes actuels liés à l’ONU. Des discussions ont été menées au sujet du printemps arabe, présentées par M Mehdi Ben Youssef, président du TunisiaMUN. Dr. Thierry Tardy, coordinateur de recherche au Centre de Politique de Sécurité à Genève -GCSP- à exposé les actions dans l’urgence dans le cas de la famine en Somalie. Le thème Du rôle de l’ONU dans la lutte contre le terrorisme international, abordé par Dr. Christina Schori Liang, chercheuse au GCSP. Et l’implication de l’intégration d’un Etat aux Nations-Unis traité par M. Adrien Evéquoz, conseiller à la mission permanente Suisse, DFAE. Cet événement avait pour but, selon H.E. Mr. Kassym-Jomart Tokayev, directeur général ONUG, de profiter de l’occasion des 66 ans de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies pour réfléchir au rôle de l’ONU, très critiquée ces derniers mois. Le directeur général de l’ONUG a mis en avant les liens étroits que l’ONU partage avec des organisations comme GIMUN. Il a insisté sur l’intérêt que porte l’ONU aux avis, aux critiques et aux idées des jeunes. Et de conclure sur le rôle fort que nous pouvons jouer : « Les jeunes ne sont pas seulement acteurs du futur, ils sont avant tout acteurs du présent. »
Cette conférence à permis aux étudiants de se rendre compte des occasions que donnent aux jeunes des instances telle que l’UNO. Car, en plus de cette implication aux thématiques actuelles et à l’organisation de telles journées, GIMUN à un statut consultatif aux Nations Unies ! En l’occurrence, GIMUN organisera, une nouvelle fois cette année, la conférence Youth Perspectives. Elle permet aux étudiants de construire une discussion autour d’une thématique et d’aboutir à des conclusions qui seront rendues à l’ONU.
En fait, tout au long de l’année, par l’enthousiasme de ses membres et sa qualité organisationnelle, grâce, entre autres, au soutien d’organisations comme les Nations-Unies, GIMUN donne des pistes pour prendre un rôle actif dans le domaine de la politique internationale. GIMUN propose des opportunités aux étudiants et à tous les jeunes qui se sentent interpellés par l’état du monde, de poser un premier pas dans des organismes influents qui nous permettent, enfin, d’avoir une voix.
Léandre Berret
